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Vers une meilleure représentation féminine dans le paysage électoral haïtien

Selon HaitiLibre, cette démarche, conduite par la ministre Pedrica Saint Jean, s'inscrit dans la perspective des prochaines échéances et vise à formaliser l'engagement des formations politiques en amont du scrutin.

Vers une meilleure représentation féminine dans le paysage électoral haïtien

Le Ministère de la Condition Féminine a engagé, lundi 14 et mardi 15 septembre 2026, à l'Hôtel Montana de Pétion-ville, une série de consultations avec les partis et groupements politiques autour d'un objectif chiffré: porter la participation des femmes à au moins 30 % du processus électoral. Selon HaitiLibre, cette démarche, conduite par la ministre Pedrica Saint Jean, s'inscrit dans la perspective des prochaines échéances et vise à formaliser l'engagement des formations politiques en amont du scrutin.

Le décret électoral décortiqué

L'architecture juridique de la prochaine séquence a été présentée par Me Mosler Georges. Douze articles clés du nouveau décret électoral ont été examinés avec les représentants des partis, mettant en lumière les dispositions favorables aux candidatures féminines ainsi que les obligations des structures politiques en matière d'identification, de soutien et d'accompagnement des candidates. Le texte pose donc un cadre normatif — reste à en mesurer l'effectivité, et surtout la portée contraignante pour les formations qui ne s'y conformeraient pas.

Les formations présentes et les obstacles identifiés

Les premières consultations ont réuni KONA, représenté par l'ancien sénateur Joseph Lambert; l'OPL, par l'ancien député Ketel Jean Philippe; ainsi que des représentants de DEBLOKE, de la LAPEH et du Groupement An Avan Pou Ayiti. La deuxième journée a rassemblé l'AAA (Youri Latortue), COPPOS-Haïti & Alliés (Patrick Sully Joseph), le Parti Delivrans (Djina Guillet Delatour), une représentante des Engagés pour le Développement (EDE) et le groupement KAPAB. Les échanges ont permis de circonscrire plusieurs goulets d'étranglement persistants: difficultés de recrutement des candidates, insuffisance de l'accompagnement financier et logistique, insécurité persistante, poids des représentations sociales limitant l'accès des femmes aux responsabilités électives.

Ce qu'il faut suivre

La synthèse des deux journées ouvre une séquence de travail encore à opérationnaliser. Trois points d'attention se dégagent: la capacité du Ministère à convertir les engagements oraux des partis en mécanismes contraignants; la constitution d'un vivier de femmes qualifiées, évoquée par les participants; et l'articulation de cette démarche avec le nouveau délai accordé par le CEP aux candidats, fixé au 9 octobre selon Juno7. L'autonomie financière des candidates et leur protection durant la campagne demeurent les variables décisives de la prochaine étape.